21.7 x 21.7 cm
Livres froissés et déchirés, collés sur carton
Mots tirés de « Père et fils » de Gérard Guégan, Edition Grasset
Pages tirées de « Correspondance commerciale française », Librairie Payot Lausanne, 1959
Stylos Bic rouge et noir, feutres rouge et noir
Bonne impression met en scène, avec une ironie assumée, la difficulté — parfois l’absurdité — de la communication et de la mise en forme du discours.
Une phrase fragmentée, une réflexion hésitante sur l’effort de présentation, la norme attendue et le jugement implicite qu’elle suppose. Le langage apparaît ici comme un terrain instable, où l’intention se heurte aux conventions et à la peur de mal faire.
Autour de ce noyau, une bordure dense et chaotique qui évoque à la fois le brouillon, la censure, la correction et l’échec répété de la formulation parfaite. Le geste de froisser devient un acte plastique autant qu’un signe de renoncement ou de résilience.
En opposant le calme apparent du centre à la tension périphérique du papier malmené, cette oeuvre interroge la pression sociale liée à la performance et à la conformité. Une pièce qui propose une lecture critique et grinçante de notre rapport au langage, à l’image et à l’illusion d’une parole qu’on aurait voulu maîtrisée.
Exemplaire unique encadré
janvier 17, 2026