Carte Blanche – exposition du 27 octobre 2023 au 12 novembre 2023
44 ARTISTES DE FULLY REUNIS POUR UNE EXPOSITION COMMUNE
La Commune de Fully compte un très grand nombre d’artistes, tous arts confondus (peinture, photographie, sculpture, gravure, musique, chant, danse, théâtre, et d’autres encore).
A la suite d’un appel initié par la Commission culturelle, j’ai été convié avec d’autres artistes professionnels, semi-professionnels ou amateurs, à présenter mon travail.
C’est avec enthousiasme que j’ai investi le magnifique lieu de la Belle Usine du 27 octobre au 12 novembre 2023 dans le cadre d’une exposition qualitative, authentique et chaleureuse.
Hydro-électricité et programmation culturelle sous le même toit
Cathédrale industrielle plantée entre vignes et châtaigniers, l’usine hydro-électrique de Fully, avec ses assises en pierres de taille et ses élégantes baies cintrées, est un fleuron de l’architecture industrielle du début du XXe siècle.
Le lieu aurait pu ne connaître que le roulement des turbines, mais en 1996 son destin connut un tournant et l’usine hydro-électrique devint «belle Usine», un lieu culturel animé par l’association du même nom. Ce bâtiment de 60 mètres de long et d’une hauteur sous plafond de 21 mètres voit désormais cohabiter en son sein l’exploitation hydro-électrique et une programmation culturelle, une particularité quasi unique en Suisse.
Cet espace culturel a été le théâtre de centaines de spectacles, expositions et rencontres artistiques. Il a accueilli des artistes suisses renommés, de Marc Donnet-Monay à Vincent Veillon. La Belle Usine a évolué au fil des ans pour devenir un lieu incontournable pour les amoureux de la culture, et je suis impatient d’y présenter mon travail.
La présentation de ma nouvelle série « Mémoire fragmentées »
Cet événement fut l’occasion de présenter quelques pièces de ma nouvelle série « Mémoires fragmentées ». A travers cette production, j’explore les notions de la mémoire collective, des récits et des souvenirs fragmentés en utilisant des timbres et des pages de livres déchirés, peints et collés en pêle-mêle. Cette recherche symbolise un monde où des bribes de récits se mêlent à la mémoire fractionnée, aux souvenirs approximatifs.
Les carrés de papier évoquent un kaléidoscope désorganisé et vibrant où chaque élément constitue une parcelle d’histoire, une goutte de nostalgie, une fenêtre entrouverte sur une part de mystère appartenant au passé. Le chaos pictural ainsi créé représente celui de nos propres existences et souvenirs, réels, imaginaires ou fantasmés.
Une des pièces de la série s’intitule « Voyages », une pièce unique, mesurant 60,5 x 98,0 cm (23,6 x 38,5 in). Elle est composée de timbres anglais One Penny et 2 1/2 Penny datant approximativement de 1901 à 1924 ainsi que de pages déchirées du livre « Les enfants du Capitaine Grant », de Jules Verne. Des formes de chaussures en carton sont incorporées à l’œuvre, créant ainsi un relief camouflé, quasi invisible au premier regard.
Ce tableau dans les tonalités rouge-blanc-bleu, est composé de différents éléments symboliques :
- les timbres (témoins d’une époque révolue) illustrant des fragments d’histoire et de connexions entre différents mondes et cultures;
- le livre de Jules Verne confère à l’œuvre une portée narrative en suggérant des récits d’aventures et d’explorations;
- les formes de chaussure, comme marque d’un passage, transportent la création sur un plan mystique.
Un encadrement a été réalisé par l’encadreur Pierre Rosso à Genève. Le carton de fond est sans acide garantissant la conservation optimale de cette création, tout en lui offrant une présence esthétique remarquable.
Trois autres pièces ont été présentées au public : Dots, Le Violon et Stamps.
