Galerie Alexandre Grange
Cet espace réunit plusieurs séries qui abordent les thèmes centraux de la démarche d’Alexandre Grange : la porosité mémorielle, la fragmentation du sens, la fragilité des récits et la conservation poétique des traces du passé. À partir de matériaux porteurs d’histoire — livres anciens, partitions, timbres, objets, traces urbaines, photographies ou textes — l’artiste prélève, décompose et réassemble de multiples fragments pour faire naître des œuvres porteuses d’une tension entre lisibilité et effacement, présence et disparition, fidélité à la source et recomposition. Certaines conservent les contours d’un récit identifiable ; d’autres basculent vers des surfaces plus abstraites et stratifiées, où le sens affleure par fragments, indices et réminiscences.
Des séries comme « Mémoires fragmentées », « Réécritures », « Murs parleurs » ou « L’écho du silence » constituent les différentes facettes d’une même recherche : interroger ce qui subsiste lorsque les mots, les images, les lieux ou les cultures sont soumis au temps, à l’oubli, à la censure et à l’altération. Qu’il travaille la matière du livre, les supports communicationnels urbains, la photographie ou la prose d’inspiration haïku, Alexandre Grange donne forme à une œuvre de la trace, où le fragment devient langage et où l’art agit comme une surface de résistance sensible. Son travail invite à regarder autrement ce qui disparaît, à percevoir la beauté discrète de l’ordinaire, et à reconnaître, dans les vestiges les plus fragiles, la possibilité d’un nouveau récit, une promesse de résilience.







